Le Fils, héritier du monde.
Le texte authentique Actes 13.33, d'accord avec une tradition juive, désigne ce psaume comme le Psaume premier, soit que l'on envisageât le précédent comme une introduction générale à tout le recueil, ce qu'il nous semble être en réalité, soit que l'on réunit en une seule ces deux compositions. assez différentes d'ailleurs, mais que rapprochent pourtant certaines ressemblances. Toutes deux annoncent en effet la ruine des méchants et le bonheur de ceux qui se soumettent à l'Eternel ; le mot heureux qui ouvre le Psaume 1 termine le Psaume 2.
Dans ses trois premières strophes, ce psaume nous fait contempler trois tableaux : les rebelles s'agitant sur la terre (versets 1 à 3), l'Eternel considérant avec calme cette émeute insensée, puis menaçant les coupables (versets 4 à 6), l'Oint de l'Eternel rappelant sa divine installation (versets 7 à 9). Dans la strophe finale (versets 10 à 12), le psalmiste s'adresse lui-même aux rebelles, pour les engager à faire leur soumission pendant qu'il en est temps. Le tout est un chef-d'uvre de concision et d'élévation.
1 à 3 Les rebelles.
Pourquoi ? Les pourquoi de Dieu sont redoutables ; ils portent sur quelque chose de ténébreux (Genèse 4.6).
Les nations. L'hébreu Gojim désigne toujours les païens, en opposition au peuple de Dieu.
Vains complots, littéralement : ils méditent la vanité, des choses qui n'ont pas de raison d'être. Ce mot explique le pourquoi indigné du commencement.