Parole finale résumant les deux strophes du psaume.
L'Eternel connaît, d'une connaissance qui est de l'amour, les hommes en qui sa parole a créé un lien de parenté avec lui (Psaumes 31.8 ; 37.18 ; Jean 10.14). Tout ce qu'il ne connaît pas de la sorte est voué à la perdition (Matthieu 7.23).
Aboutit à la ruine, littéralement : s'effondrera comme dans un gouffre. Quel contraste entre ce mot final du psaume et le premier : Heureux... !
Ce psaume, sans nom d'auteur, exprimant une vérité toute générale, semble avoir été placé en tête du recueil comme une sorte d'introduction. C'est à ce titre sans doute qu'à l'origine il ne portait pas même de numéro.
Aucune préface ne pouvait mieux ouvrir le recueil des chants sacrés d'Israël. Non seulement ce cantique répond à la perpétuelle et pressante question de l'homme relative au bonheur, mais, avant que la voix des psalmistes se fasse entendre, il rappelle que Dieu a parlé et que sa loi est le sol fécond et arrosé d'en-haut où la vie véritable plonge ses racines. Chacun des psaumes qui suivent ne sera-t-il pas d'ailleurs comme un fruit de cette vie, qui procède directement de Dieu ?
Malgré l'absence de toute indication relative à l'origine de ce psaume, nous pouvons observer qu'il doit être antérieur à Jérémie, puisque ce dernier en reprend et en développe l'image centrale (Jérémie 17.8). Par son ton calme et sentencieux et par certaines expressions, il rappelle le langage des Proverbes, ce qui porterait à lui assigner comme date une époque de calme, telle que l'une de celles où furent composés les Proverbes eux-mêmes. On a pensé au commencement du règne d'Ezéchias. A l'époque de la décadence, la note change, et Jérémie est amené par les malheurs du temps à dire : Pourquoi la voie des méchants est-elle prospère ? (Jérémie 12.4).