L'alléluia des cieux et de la terre.
Ce cantique part de l'idée exprimée dans le précédent, savoir que l'Eternel est le bienfaiteur de toute la création, en même temps que le Sauveur de son peuple. Mais il fait un pas de plus : il invite l'univers entier, le ciel et la terre, à louer l'Eternel. Le Dieu d'Israël est digne d'une telle louange, parce que sa majesté est élevée au-dessus de la terre et des cieux (verset 13), mais aussi et surtout parce qu'il a relevé son peuple (verset 14). Comparez Esaïe 44.23 ;49.13, etc. Israël devient ainsi, comme le dit Delitzsch, le chef et le directeur du chur grandiose qui célèbre la gloire de l'Eternel. Une idée analogue sera exprimée plus tard avec des développements plus profonds par Paul, lorsqu'il parlera du lien intime qui associe le sort de la création tout entière à celui des rachetés et montrera toutes les créatures attendant la manifestation des fils de Dieu (Romains 8.18-23).
Ce psaume appartient sans doute à la même époque que le Psaume 147, celle où Jérusalem fut relevée de ses ruines.
Dans les six premiers versets, le psalmiste s'adresse, en de courtes strophes de deux versets chacune, aux cieux et à leurs habitants : les anges (versets 1 et 2), les astres (versets 3 à 4), tous créés par l'Eternel et affermis, chacun dans sa sphère, par une loi que rien ne peut ébranler (versets 5 et 6). Dans les six versets suivants, il part des abîmes (versets 7 et 8), pour remonter aux plantes et aux animaux terrestres (versets 9 et 10) et arriver à l'homme (versets 11 et 12). La dernière strophe, servant de conclusion, indique le double motif de ce concert de louange (versets 13 et 14).
1 à 6 Les cieux, les anges, les astres.