En arrière ; littéralement : de derrière lui (Lot). Au lieu de marcher avec son mari, la femme de Lot, contrairement à l'ordre de l'ange (verset 17), se retourne pour contempler encore cette ville où elle a laissé son cœur. Elle était probablement déjà hors de portée de l'incendie qui ravageait la plaine ; mais elle put être asphyxiée par les vapeurs empestées qui s'élevaient du sol, et son cadavre se recouvrit bientôt de cette croûte saline que l'on retrouve sur toutes les pierres et les rochers au bord de la mer Morte.
La tradition juive, conservée par le livre de la Sapience (10.78) et par l'historien Josèphe, croyait retrouver le corps pétrifié de la femme de Lot dans une colonne de sel qui se trouvait à l'extrémité méridionale de la mer Morte. Comme les intempéries de l'air modifient souvent la forme de ces rochers, nous ne savons pas si la colonne dont parle Josèphe est la même que celle dont parlent les voyageurs modernes. Cette dernière a douze mètres de haut ; elle présente vaguement la forme d'une femme debout. Elle se dresse au sommet d'une longue colline de roche saline qui domine de trente à quarante mètres la rive méridionale de la mer Morte et que les Arabes appellent Djébel-Usdum (montagne de Sodome).