1 Et les cieux et la terre furent achevés, et toute leur armée. 2 Et Dieu eut achevé au septième jour son œuvre qu’il fit ; et il se reposa au septième jour de toute son œuvre qu’il fit. 3 Et Dieu bénit le septième jour, et le sanctifia ; car en ce joura 3a litt. : en lui. il se reposa de toute son œuvre que Dieu créa en la faisant.
v. 1 · Bible annotée · 18/10/2026
Versets 1 à 4. Le septième jour.
Ce verset est le pendant de 1.3, où a commencé le travail d'arrangement. L'expression leur armée comprend l'armée des cieux, c'est-à-dire les astres, et l'armée de la terre, c'est-à-dire la plénitude des êtres qui l'habitent.
Le terme d'armée renferme la notion d'une troupe rangée, d'un ordre parfait. Ce mot répond au terme grec kosmos dans les LXX, qui désigne le monde comme réalisation de l'ordre universel.
v. 2 · Bible annotée · 18/10/2026
Et Dieu acheva. Au sixième jour, l'œuvre matérielle était complète (verset 1), mais l'œuvre de Dieu ne s'achève pourtant qu'au septième jour ; c'est la bénédiction divine qui clôt la série des actes créateurs, comme l'amen clôt la prière.
Cet achèvement divin consiste en deux actes : il cesse de travailler : le septième jour luit, aucune créature nouvelle ne surgit (verset 2) ; puis (verset 3) Dieu met le sceau à son œuvre en bénissant et sanctifiant le septième jour.
Le mot que nous traduisons par cesser est schabath, d'où est provenu le mot sabbat. […]
v. 3 · Bible annotée · 18/10/2026
Et Dieu bénit le septième jour et le sanctifia. Bénir, quand il s'agit de Dieu, n'est pas seulement prononcer des paroles bienveillantes ; c'est rendre prospère, fort, heureux. Le septième jour apparaît ainsi comme plus particulièrement rempli de forces et de joies célestes. Par là même, il se trouve sanctifié, c'est-à-dire mis à part pour une destination sainte, ce qui naturellement ne s'applique pas seulement à ce sabbat divin, mais aussi à tous les sabbats humains qui se suivront de semaine en semaine : ce sont tous les septièmes jours des hommes qui sont bénis et consacrés dans le septième jour de Dieu. […]
4 *Ce sont ici les générations des cieux et de la terre lorsqu’ils furent créés, au jour où l’Éternel b 4b héb. : Jéhovah ; selon d’autres Jahveh, ou Jahoh ; voir Exode 6 . Dieu fit la terre et les cieux, 5 et tout arbuste des champs avant qu’il soit sur la terre, et toute herbec 5c plus haut : plante. des champs avant qu’elle croisse ; car l’ÉternelDieu n’avait pas fait pleuvoir sur la terre, et il n’y avait pas d’homme pour travailler le sol ; 6 mais une vapeur montait de la terre et arrosait toute la surface du sol. 7 Et l’ÉternelDieu forma l’homme, poussière du sol, et souffla dans ses narines une respiration de vie, et l’homme devint une âme vivante.
v. 4 · Bible annotée · 18/10/2026
Nous croyons devoir rattacher au morceau précédent le verset 4, comme sommaire de tout le récit de la création. Beaucoup d'interprètes en agissent autrement.
Les uns y voient le titre du morceau suivant : Voici ce qui arriva des cieux et de la terre une fois qu'ils eurent été créés, au jour où l'Eternel Dieu eut fait la terre et les cieux.
Cette traduction se heurte d'abord au mot les cieux, car dans ce qui suit, il n'est plus question que de la terre ; il serait bien peu naturel d'expliquer ce mot : les cieux, par l'intervention de Satan au chapitre 3, ou par celle des fils de Dieu au chapitre 6 ; de plus, on est obligé de donner aux deux verbes le sens de parfaits antérieurs : eurent […]
v. 5 · Bible annotée · 18/10/2026
5-7, La création de l'homme.
Il résulte de notre explication du verset 4 que le verset 5 commence une phrase nouvelle.
Aucun arbrisseau des champs. Le mot hébreu siach signifie arbrisseau, et non plante, comme on l'a quelquefois traduit. Comparez Genèse 21.15 ; Job 30.4,7.
Aucune herbe des champs : légumes, céréales ; le mot hébreu (ésev) est le même qui est employé au chapitre 1. Le récit n'exclut pas le gazon, la verdure du sol (désché), mais seulement les plantes pour lesquelles la main de l'homme est nécessaire, et les arbres. […]
v. 6 · Bible annotée · 18/10/2026
Une vapeur montait. Plusieurs interprètes ont fait dépendre encore cette proposition de la négation renfermée dans la proposition précédente et ont traduit : Une vapeur ne montait pas , trouvant ainsi dans ces mots une nouvelle cause de stérilité. Mais comme chacune des deux propositions précédentes a sa négation spéciale, il nous paraît qu'il devrait en être de même de la troisième, si elle était aussi négative.
Cette vapeur remplaçait jusqu'à un certain point la pluie et donnait déjà au sol une certaine fertilité. Nous n'avons pas le droit de conclure de ce passage qu'il n'ait pas plu jusqu'au déluge ; l'arc-en-ciel, donné pour signe après ce cataclysme, a pu exister auparavant sans que Dieu y ait encore attaché le sens qu'il donne alors à ce phénomène.
Notre récit lui-même suppose l'existence de la pluie en parlant d'un fleuve qui arrosait le paradis ; il devait tomber de l'eau dans la région de ses sources.
v. 7 · Bible annotée · 18/10/2026
Dans ce passage, où il est parlé de la création de l'homme, non dans son rapport avec la nature, mais en vue de lui-même, le récit fait ressortir les traits constitutifs de son être. Il en distingue deux : le corps, poussière du sol, et l'âme, souffle de Dieu.
Lors même que ces deux éléments de la nature humaine sont mentionnés successivement, en raison du caractère figuré de la narration il n'est point impossible d'admettre que les deux éléments, corporel et spirituel, ont pu être formés simultanément.
Dieu forma. […]
8 Et l’ÉternelDieu planta un jardin en Édend 8d plaisir, charme. , du côté de l’orient, et il y plaça l’hommee 8e ici et ailleurs souvent : l’homme, la race humaine. qu’il avait formé. 9 Et l’ÉternelDieu fit croître du sol tout arbre agréable à voir et bon à manger, et l’arbre de vie au milieu du jardin, et l’arbre de la connaissance du bien et du mal.
v. 8 · Bible annotée · 18/10/2026
8-14. Le paradis.
La position du premier homme, dénué du secours de parents humains, rendait nécessaire l'existence d'un milieu approprié à sa faiblesse et à son inexpérience. Dieu y pourvoit en plantant un jardin propre à subvenir à ses premiers besoins.
Il en est du terme de planter comme de ceux de former, de souffler, qui expriment sous une forme figurée des actions divines incompréhensibles pour nous.
Un jardin. Le mot hébreu gan désigne un endroit entouré d'une clôture ; il se retrouve dans toutes les langues sémitiques pour désigner les jardins et le parc environnant un palais. […]
v. 9 · Bible annotée · 18/10/2026
Dieu pourvoit aux besoins et même aux jouissances de l'homme encore enfant.
L'arbre de vie. On voit plus tard que c'était l'arbre dont les fruits devaient préserver l'homme de la dissolution à laquelle était naturellement exposé son corps formé de la poussière.
Est-ce là un simple symbole, destiné à représenter la puissance vivifiante de Dieu qui devait transformer le corps terrestre de l'homme en corps spirituel et immortel, ou bien devons-nous supposer que cette action vivifiante était réellement attachée à l'usage du fruit de cet arbre ? Voir à 3.22.
Au milieu du jardin. Cette position centrale paraît correspondre à l'importance de cet arbre. […]
10 Et un fleuve sortait d’Éden pour arroser le jardin, et de là il se divisait et devenait quatre rivièresf 10f litt. : têtes. . 11 Le nom de la première est Pishon : c’est elle qui entoure tout le pays de Havila, où il y a de l’or. 12 Et l’or de ce pays-là est bon ; là est le bdelliumg 12g sorte de résine ( ?). et la pierre d’onyxh 12h ou : béryl. . 13 Et le nom de la seconde rivière est Guihon : c’est elle qui entoure tout le pays de Cush. 14 Et le nom de la troisième rivière est Hiddékeli 14i le Tigre. : c’est elle qui coule en avant vers Assurj 14j ou : Assyrie. . Et la quatrième rivière, c’est l’Euphratek 14k héb. : Phrath. .
v. 10 · Bible annotée · 18/10/2026
Un fleuve sortait d'Eden. Comme il ne pleuvait pas sur la terre où était situé le jardin, une irrigation était nécessaire elle était due à un fleuve qui sortait d'Eden et entrait dans le jardin, pour lequel il était ce que le Nil est pour l'Egypte.
De là il se partageait et devenait... Le sens naturel de ces mots est que le fleuve, après avoir traversé le jardin, se divisait en quatre branches qui allaient arroser les contrées désignées ensuite.
Quatre fleuves, littéralement quatre têtes. Nous croyons que cette expression ne peut désigner que quatre branches dans lesquelles se partageait le fleuve principal. […]
v. 11 · Bible annotée · 18/10/2026
Pischon. Ce nom de fleuve, qu'on ne retrouve nulle part ailleurs, ni dans la Bible, ni chez les peuples anciens, est un mot hébreu signifiant : celui qui coule largement. L'expression : qui entoure le pays, peut signifier simplement : qui embrasse l'un de ses côtés. Comparez Deutéronome 11.4
Havila. Ce nom, dont la signification étymologique est pays des sables ou des dunes, désigne proprement dans la Bible l'un des fils de Joktan, descendant de Sem (Genèse 10.29). Or, on sait que les Joktanides étaient l'une des trois grandes souches de la race arabe (Kéturiens, Ismaélites et Joktanides). C'est donc en Arabie qu'il faut chercher le pays habité par cette tribu. […]
v. 12 · Bible annotée · 18/10/2026
L'or de cette terre-là est bon. On sait par plusieurs passages que l'or d'Ophir était préféré à tout autre : Job 28.16 ; Psaumes 45.10 ; Esaïe 13.12.
Le bdellium. L'historien Josèphe entend par là une gomme résineuse, odoriférante et très précieuse, qui est appelée en grec bdolkos et qui se trouvait, d'après Pline, en Arabie, en Inde, en Médie et en Babylonie. C'est le sens aujourd'hui généralement admis.
Cependant comme, d'a près Exode 16.14, la manne était de couleur blanche et que, Nombres 11.7 elle est comparée au bdellium qui, d'après Pline, doit avoir été de couleur brune, plusieurs savants ont pensé qu'il s'agissait plutôt des perles, qu'on pêche dans le golfe Persique. […]
v. 13 · Bible annotée · 18/10/2026
Guihon. Ce nom, qui vient d'un mot hébreu signifiant jaillir, répond au nom arabe Dschaihoun, que les Arabes et les Persans appliquent à plusieurs fleuves, par exemple au Gange (Inde), à l'Oxus (Turkestan), au Pirame (Cilicie) ; les LXX l'appliquent au Nil dans la traduction de Jérémie 2.18. Une source près de Jérusalem portait aussi ce nom (1Rois 1.33 ; 2Chroniques 32.30).
La terre de Cusch. Ce nom s'applique le plus ordinairement dans l'Ancien Testament à l'Abyssinie et à la Nubie, que traverse le Nil avant de descendre en Egypte. Mais il parait qu'originairement le peuple des Cuschites habitait les contrées au nord du golfe Persique. […]
v. 14 · Bible annotée · 18/10/2026
Hiddékel. Ce nom est le même que le nom assyrien Diglat ou Hidiglat (flèche), qui dans cette langue désigne le Tigre. Il est ainsi nommé à cause de la rapidité de son cours. Ce fleuve est encore mentionné Daniel 10.4. Il prend sa source dans les montagnes d'Arménie, traverse du Nord au Sud la Mésopotamie septentrionale, se rapproche beaucoup de l'Euphrate au-dessus de Babylone et enfin se confond avec lui peu avant son embouchure dans le golfe Persique ; leur cours commun jusqu'à la mer se nomme Schat-el-Arab.
A l'orient d'Assur. Il semble au premier abord que cette détermination n'est pas exacte, puisque l'Assyrie s'étendait sur les deux rives du Tigre. […]
15 Et l’ÉternelDieu prit l’homme et le plaça dans le jardin d’Éden pour le cultiver et pour le garder. 16 Et l’ÉternelDieu commanda à l’homme, disant : Tu mangeras librement de tout arbre du jardin ; 17 mais de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, tu n’en mangeras pas ; car, au jour où tu en mangeras, tu mourras certainement.
v. 15 · Bible annotée · 18/10/2026
15-17.L'homme dans le paradis.
15. Ce verset se rattache directement au verset 8, dont il développe les derniers mots.
L'Eternel Dieu prit l'homme. C'est ici à proprement parler le commencement de l'histoire de l'humanité.
Pour le cultiver. Dès l'abord l'homme est appelé au travail, car le travail est la condition de tout développement, et Dieu veut pour l'homme le progrès. Mais ce travail ne devait rien avoir de servile ; c'était celui du jardinier au milieu de ses plantations.
Pour le garder. […]
v. 16 · Bible annotée · 18/10/2026
Cet ordre. Ce terme est en relation intime avec la tâche de garder le jardin que Dieu vient de donner à l'homme : à la séduction dont il sera bientôt l'objet, il devra opposer, comme un bouclier, l'ordre divin.
Tu mangeras librement. Nous traduisons ainsi la forme hébraïque. qui consiste dans le redoublement de la notion verbale.
Dans le premier récit (1.29), Dieu avait déjà assigné à l'homme comme nourriture les légumes, les céréales et les fruits de tous les arbres. S'il répète ici l'autorisation de manger les fruits des arbres, c'est pour préparer la restriction renfermée dans les mots suivants.
Le but de cette parole n'est donc pas d'indiquer à l'homme tout ce qui pourra servir a sa nourriture, et c'est à tort qu'on y a vu une contradiction avec 1.29.
v. 17 · Bible annotée · 18/10/2026
Tu n'en mangeras pas. Cette défense est le premier acte de l'éducation morale de l'humanité. Si l'homme eût été laissé à son instinct comme les animaux, il fût devenu comme eux l'esclave du penchant. Sa volonté ne pouvait être affranchie de la domination des appétits sensuels que par un ordre qui le forçât à se replier sur lui-même et à dominer l'inclination naturelle. C'était donc à la domination de lui-même, c'est-à-dire à la véritable liberté, que Dieu voulait commencer à l'élever en lui intimant cette défense.
Remarquons la nature élémentaire et en quelque sorte enfantine de ce premier commandement ; il était parfaitement approprié à l'état de l'homme en ce moment de son existence. […]
18 Et l’ÉternelDieu dit : Il n’est pas bon que l’homme soit seul ; je lui ferai une aide qui lui corresponde. 19 Et l’ÉternelDieu forma de la terrel 19l litt. : du sol. tous les animaux des champs et tous les oiseaux des cieux, et les fit venir vers l’homme pour voir comment il les nommerait ; et tout nom que l’homme donnait à un être vivant fut son nom. 20 Et l’homme donna des noms à tout le bétail, et aux oiseaux des cieux, et à toutes les bêtes des champs. Mais pour Adamm 20m ailleurs : homme, ici sans l’article. , il ne trouva pas d’aide qui lui corresponde.
v. 18 · Bible annotée · 18/10/2026
18-25. La création de la femme.
La création de la femme avait été indiquée 1.7 par une expression sommaire. Elle est racontée maintenant dans tous ses détails et placée au moment précis où elle a eu lieu.
L'Eternel Dieu dit. Comme la création de la femme est l'achèvement de celle de l'homme, elle est précédée, de même que celle-ci, d'une délibération en Dieu. C'est ici le seul Et Dieu dit, de ce chapitre ; il rappelle les : Et Dieu dit, du chapitre 1.
Il n'est pas bon. Dieu attend, pour donner à l'homme sa compagne, qu'il ait vécu seul un certain temps, sans doute parce que ce don doit répondre à un besoin que le sentiment de la solitude aura fait naître chez lui. […]
v. 19 · Bible annotée · 18/10/2026
La mention de la création des animaux est en relation évidente avec le récit de la création de la femme, qu'elle prépare. Le rédacteur ne peut avoir voulu dire que Dieu a créé les animaux après l'homme, car il se mettrait en contradiction flagrante avec le chapitre 1, qu'il a posé à la base de tout son récit.
Comme nous constatons par ce qui précède et par tout ce qui suit que, pour éviter les répétitions, il supprime fréquemment certaines parties de ses documents, nous pouvons admettre qu'il ne relève la création des animaux qu'en vue du récit qui va suivre, et que par conséquent elle n'est pas nécessairement ici à sa place chronologique. […]
v. 20 · Bible annotée · 18/10/2026
Les bestiaux. Il est singulier que le bétail les animaux domestiques, omis au verset 19, soit nommé ici, et en première ligne. Cela se comprend si l'on admet que ces animaux étaient déjà les plus rapprochés de l'homme et habitaient avec lui dans le paradis c'est pourquoi ils ne peuvent être rangés parmi les animaux des champs.
Les oiseaux, qui partagent jusqu'à un certain point ce privilège, sont nommés immédiatement après ; enfin viennent en troisième ligne les bêtes sauvages que Dieu fait venir du dehors.
Il ne trouva pour l'homme ; littéralement pour un homme, c'est à dire pour un être tel que l'homme ; Adam ne trouva aucun être propre à former le complément de son existence. Dans sa simplicité cette parole est une expression sublime de la supériorité et de la grandeur de l'homme.
Cette lacune une fois constatée, Dieu la comble.
21 Et l’ÉternelDieu fit tomber un profond sommeil sur l’homme, et il dormit ; et il prit une de ses côtes, et il en ferma la place avec de la chair. 22 Et l’ÉternelDieu forman 22n litt. : bâtit. une femme de la côte qu’il avait prise de l’homme, et l’amena vers l’homme. 23 Et l’homme dit : Cette fois, celle-ci est os de mes os et chair de ma chair ; celle-ci sera appelée femme (Isha), parce qu’elle a été prise de l’homme (Ish). 24 C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils seront une seule chair. 25 Et ils étaient tous deux nus, l’homme et sa femme, et ils n’en avaient pas honte.
v. 21 · Bible annotée · 18/10/2026
Un profond assoupissement. Cet état n'était pas naturel le mot thardéma, proprement torpeur, n'est appliqué qu'à un assoupissement très profond et qui a quelque chose d'exceptionnel.
Il prit une de ses côtes. Littéralement un de ses côtés, un germe de vie renfermé dans l'homme lui-même. Ainsi que l'homme, la femme est le produit d'un acte spécial de Dieu mais comme ce n'est pas une nouvelle catégorie d'êtres qui apparaît, elle est tirée non du sol, comme l'homme et les animaux, mais de l'organisme humain déjà constitué. […]
v. 22 · Bible annotée · 18/10/2026
Forma une femme, littéralement bâtit en femme la côte qu'il avait prise.
L'amena vers l'homme. Il ne laisse pas à l'homme le soin de la chercher et de la trouver ; il la lui présente et la lui donne lui-même. C'est par cet acte divin que le mariage a été institué.
v. 23 · Bible annotée · 18/10/2026
Adam reconnaît à l'instant l'être qui doit combler le vide que lui a fait sentir la vue des animaux passant devant lui par paires.
Celle-ci, en opposition à tous ces êtres inférieurs.
Cette fois. Ce mot exprime avec vivacité le contraste avec l'expérience qu'il vient de faire.
Os de mes os et chair de ma chair ; comme s'il voulait dire : Cette fois, un autre moi-même ! Il y a là un élan de surprise et de joie qui donne aussitôt naissance au parallélisme rythmique, caractère de la plus antique poésie.
L'émotion se trahit aussi par la triple répétition du mot celle-ci ; car la traduction littérale de la troisième proposition est : Elle a été prise de l'homme, celle-ci. […]
v. 24 · Bible annotée · 18/10/2026
Il est difficile de croire que cette parole doive être attribuée à Adam, puisque les expressions de père et de mère supposent une expérience qu'il n'avait pas.
Matthieu 19.5 (d'après la traduction exacte), Jésus la met dans la bouche de Dieu même, sans doute en ce sens qu'il l'attribue à l'auteur inspiré du récit. Ce serait donc une réflexion ajoutée par ce dernier, comme il s'en trouve plusieurs dans le cours de là Genèse, adjonctions qui commencent ordinairement, comme celle-ci, par al-ken, c'est pour cela (26.33 ; 32.32).
L'homme laissera... […]
v. 25 · Bible annotée · 18/10/2026
Le sentiment de la pudeur n'est venu que plus tard comme effet du péché. Adam et Eve étaient encore comme des enfants.
Appendice 1. Origine, unité, état primitif du genre humain
1. Dans le passage que nous venons d'étudier est renfermée la conception biblique de l'origine de l'homme. Cette conception, nous l'avons vu, tient compte à la fois des traits par lesquels l'homme appartient au monde animal et de ceux qui l'en distinguent et font de l'humanité, comme on l'a dit, un règne à part. […]