Qui creuse une fosse y tombera, etc. Cette proposition et les trois suivantes sont des expressions proverbiales, enseignant aux hommes la sagesse et la prudence, de peur qu'ils n'attirent le malheur sur eux-mêmes par leur conduite ; car il arrive souvent que celui qui creuse une fosse pour autrui y tombe lui-même, comme le père du sage l'avait observé avant lui (Psaume 7:15,16 ; 9:15,16) : les rois qui tendent des pièges à leur peuple, et les sujets qui conspirent contre leur souverain ; les courtisans qui trament la ruine de ceux qui leur font obstacle ; et tout homme qui machine du mal contre un autre - souvent la même chose leur advient : ainsi Haman, qui dressa une potence pour Mardochée, y fut pendu lui-même ;
et qui renverse une clôture, un serpent le mordra - lequel se tient souvent caché dans les haies, les vieux murs et les clôtures pourries (Amos 5:19 ; Actes 28:3) ; ainsi celui qui abat les haies et les clôtures des royaumes et des États, qui enfreint les lois fondamentales d'une constitution civile, et surtout qui transgresse les lois de Dieu, morales ou civiles, peut s'attendre à en pâtir. Jarchi interprète cette clôture des sentences de leurs sages, dont les transgresseurs subiront la mort par la main du ciel ; mais il vaudrait bien mieux l'appliquer aux doctrines contenues dans la parole de Dieu, qui sont la haie et la clôture de l'Église de Dieu, et dont les transgresseurs en porteront la peine (voir 2 Jean 8,9). Le Targum entend par le « serpent » un roi impie, qui mord comme un serpent, aux mains duquel ces transgresseurs seront livrés ; et certains ont pensé au vieux serpent, le diable, comme Alshech, lui qui séduisit Adam et Ève.