Invitation au culte.
La première strophe de ce psaume invite le peuple à se réjouir en l'Eternel (versets 1 et 2). Il est digne des louanges d'Israël, car qui est grand comme lui ? (versets 3 à 5). Que les fidèles apprécient donc le privilège d'être le troupeau d'un tel berger (versets 6 et 7). Hélas ! Israël, dans le passé, a bien mal répondu à la voix de ce berger ! Aussi dans la dernière strophe, le psalmiste, devenant prophète, laisse-t-il l'Eternel rappeler le péché d'autrefois, qui peut redevenir le péché d'aujourd'hui, et le psaume, qui a commencé par un cri de joie, se termine par une menace. Quelques-uns, à la vue de ce contraste, se sont demandé si nous n'avions pas ici deux fragments de psaumes différents. Nous ne le pensons pas. Les idées, si différentes qu'elles soient, s'enchaînent très étroitement. L'adoration, si elle est sincère, ne va pas sans une entière obéissance, et le souvenir des désobéissances passées produit dans l'âme du fidèle un salutaire tremblement.
L'épître aux Hébreux cite notre psaume en ces termes : Dieu fixe un jour en disant, dans David... Il est évident que les mots dans David désignent le psautier dans son ensemble et n'ont pas pour but de déterminer l'auteur de ce psaume spécial.
1 à 2 Chantons à l'Eternel
Au rocher de notre salut. Non seulement Dieu est l'auteur du salut de son peuple, mais c'est sur lui seul que repose ce salut, comme sur un fondement inébranlable (Deutéronome 32.4 ; Psaumes 89.27).