14 à 16 Plénitude de vie, à la gloire de Dieu.
Plantés... Il s'agit ici des fidèles, qui viennent d'être comparés aux palmiers du désert et aux cèdres du Liban et qui le sont ici, semble-t-il, aux arbres qui ombrageaient les cours de la maison de l'Eternel. M. Félix Bovet, parlant du sanctuaire mahométan, le Haram, qui occupe actuellement l'emplacement du temple de Jérusalem, s'exprime en ces termes : Le fidèle musulman y passe souvent des journées entières, absorbé dans la contemplation, accroupi à l'ombre bienfaisante des grands cyprès, promenant sa vue sur les montagnes et les vallées qui déroulent devant lui leur splendide panorama, et jouissant surtout du bonheur d'être là véritablement en terre sainte, sans que l'aspect importun d'un infidèle risque de souiller ses regards. Quand je rencontrais des musulmans se dirigeant vers cet antique sanctuaire des Israélites ou que je les apercevais de loin sur les pelouses du Haram, la vie religieuse des anciens âges, telle que la représente la Bible, se retraçait vivement à moi. Je songeais à la belle image sous laquelle un psalmiste nous représente les justes pareils à ces arbres toujours verts, qui,plantés dans la maison de l'Eternel, fleurissent dans les parvis de notre Dieu. (Voyage en Terre Sainte, page 203.)