L'Eternel, juge des nations et sauveur des opprimés.
Ce psaume a été composé après une victoire remportée par Israël sur les nations voisines. Peut-être les paroles triomphantes des versets 6 et 7 font-elles allusion à la destruction des Syriens et des Ammonites (2 Samuel chapitres 10 et 11). L'auteur y parle constamment des nations comme d'ennemis qui lui sont personnels. Un roi seul pouvait ainsi confondre sa cause avec celle de son peuple, et, parmi les rois, aucun n'a su, comme David, s'identifier avec le peuple de Dieu de tous les temps.
Nous trouvons ici le premier exemple des psaumes alphabétiques (voir Introduction). Tous les vers de la première strophe commencent, dans le texte hébreu, par la lettre Aleph, ce qui naturellement ne pourrait être rendu en d'autres langues que par une traduction très libre dont nous donnons ici un spécimen :
Ah ! que je loue l'Eternel de tout mon cur !
Aimons à raconter toutes ses merveilles,
A nous réjouir et nous égayer en toi,
A chanter ton nom, ô Eternel !
Le premier vers de la seconde strophe commence par la lettre B, le premier de la troisième strophe par la lettre G (troisième lettre hébraïque). Cependant l'ordre alphabétique n'est pas régulièrement suivi. Le psaume, qui n'a que dix strophes, se termine bien avant que le nombre des lettres de l'alphabet soit épuisé. Le psaume 10, qui est aussi alphabétique, se rattache directement, par ses lettres initiales, au psaume 9, ou plutôt il le continue, sa première strophe commençant par L (voir l'introduction à ce psaume).
Après une première strophe, dans laquelle le psalmiste s'exhorte lui-même à louer l'Eternel (versets 2 et 3), deux parties, de quatre strophes chacune. La première (versets 4 à 11) raconte la délivrance reçue et en fait ressortir une glorieuse certitude pour l'avenir. La seconde (versets 12 à 19), plus générale annonce que la même délivrance est réservée à tous les opprimés qui crient à l'Eternel. Le psaume se termine par une courte prière (versets 20 et 21).
Meurs pour le fils. C'étaient là probablement les premières paroles d'un chant à la mélodie duquel était adapté notre psaume.