4 à 6 L'oracle.
L'Egypte. Le mot hébreu employé ici est Rahab, qui signifie : vanité, arrogance. C'est le nom par lequel Esaïe désigne ironiquement l'Egypte, par allusion aux vaines promesses de secours qu'elle avait données à Juda contre les Assyriens (Esaïe 30.7). Ici, l'ironie est absente, Rahab est employé comme nom propre habituel.
L'Egypte et Babylone : les deux puissances au pouvoir desquelles Israël a été le plus complètement livré. La mention de Babylone à côté de l'Egypte a donné lieu de penser que notre psaume date du retour de l'exil. Il y a ici une probabilité qui ne saurait pourtant être une certitude.
Parmi ceux qui me connaissent. Il ne s'agit pas ici d'une simple connaissance intellectuelle, mais de celle qui lie l'homme à Dieu (Psaumes 9.11 ; 36.11).
Les Philistins : le peuple guerrier, ennemi séculaire de Juda.
Tyr, orgueilleuse de sa richesse.
L'Ethiopie, la rivale de l'Egypte. Comparez Esaïe 18.1.
Celui-ci est né là. Dieu donne à chacun de ces peuples droit de cité à Jérusalem, comme s'il y avait pris naissance. Mais il y a plus encore. L'importance donnée à cette parole, qui est répétée verset 5 et verset 6, montre surtout si on la rapproche du verset final du psaume, qu'une ère nouvelle, une véritable naissance date pour l'humanité de la relation qui s'établit entre elle et Sion. C'est l'accomplissement de l'antique promesse, Genèse 12.3. Comparez Esaïe 60.4.