Tristesses présentes et espérances messianiques.
Ce psaume commence par l'action de grâces, continue dans les larmes et se termine par une description triomphante de l'ère messianique. Comment expliquer ces contrastes ? Le verset 2, qui parle du retour des captifs comme ayant déjà eu lieu, nous donne la clef de l'énigme. Le peuple est revenu de Babylone, mais sa situation est encore bien précaire. Il semble qu'après avoir pardonné à Israël et l'avoir ramené chez lui, Dieu laisse encore sa colère peser sur le pays. On sait quelles difficultés le peuple eut à surmonter, pour relever son temple et ses murailles, puis ce qu'il eut à souffrir sous Antiochus. Nous ne saurions préciser à quelle époque de cette période troublée appartient ce psaume. Il nous montre, en ces temps difficiles, la foi de l'élite d'Israël plongeant ses racines dans les délivrances passées et comptant, en dépit de toutes les tristesses présentes, sur les bénédictions des temps messianiques.
Une première partie expose le triste état d'Israël, en regard des délivrances d'autrefois (versets 2 à 8). Une seconde partie décrit la félicité à venir (versets 9 à 14).
2 à 8 Le pardon dans le passé et la colère qui, malgré cela, persiste encore.