Le fils que tu as fortifié. Le psalmiste abandonne l'image de la vigne, qu'il reprendra au verset 17, pour désigner Israël par le nom que Dieu lui-même lui a donné dès l'origine : Israël est mon fils, mon premier-né (Exode 4.22). En même temps les deux mots de droite et de fils, rapprochés dans ce verset, comme au verset 18, rappellent le nom de Benjamin, qui signifie : fils de ma droite (Genèse 35.18). Jacob, en donnant ce nom à son fils cadet, le désignait comme son appui futur et comme devant occuper auprès de lui la place d'honneur. Le psalmiste, attribuant à Dieu une pensée analogue, parle d'Israël comme du fils que Dieu a rendu fort pour son service et pour l'associer à sa royauté. A travers tous les désastres qu'il a subis, le peuple de Dieu a atteint cette destination en la personne de celui qui a pu, avec une pleine vérité, s'appeler le Fils.