L'homme, seigneur au sein de la création.
Le ton calme et majestueux de ce psaume contraste avec les supplications et les émotions violentes exprimées dans les deux psaumes précédents. Nous ne trouvons ici ni appel angoissé, ni indice de lutte, mais la contemplation sereine des uvres de Dieu (versets 2 et 3), qui amène bien vite l'auteur à considérer avec étonnement la position glorieuse faite sur la terre à l'une des plus faibles et des plus petites d'entre les créatures. La notice qui attribue le psaume 8 à David n'a guère été contestée. C'est pendant une période paisible de son règne que la vue du ciel étoilé, dont il pouvait jouir de la terrasse de son palais de Sion, aura inspiré au roi-prophète ce chant si simple et si grand.
Sur Guitthith. Avec la plupart des traducteurs, nous conservons ici le terme hébreu, dans l'ignorance où nous sommes de ce qu'il signifie exactement. Il s'agit, soit d'un instrument de musique venant de Gath, soit d'un ton musical ou d'une mélodie empruntée à cette ville. On a supposé aussi que ce terme désignait une marche militaire tirant son nom du corps de soldats philistins (de Gath) qui était au service de David. Les trois psaumes qui portent cette suscription expriment la joie et la louange (8, 81, 84).