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Il choisit David... Un lien étroit rattache le choix de David à l'érection du sanctuaire. Le roi céleste, qui vient habiter en Sion, se choisit un homme par le moyen duquel il paîtra son peuple.
Il le tira des parcs des brebis... pour paître Jacob : parole qui fait ressortir à la fois le contraste et l'analogie des situations successives de David. En paissant avec prudence et sollicitude celles qui allaitent, il se préparait, sans le savoir, à conduire d'une main sage le peuple de Dieu.
Le psaume pourrait être prolongé, car les forces cachées qu'il met en évidence, la sainteté divine et l'infidélité humaine, sont toujours agissantes dans le cours de l'histoire. Le jour viendra où Juda lui-même, comme autrefois Ephraïm, sera mis de côté ; il cédera la place aux Gentils, en attendant que ces Gentils eux-mêmes, devenus apostats, voient un nouvel Israël reprendre le premier rang. Etienne, dans son discours (Actes 7.1), et saint Paul, dans l'épître aux Romains (Romains 11.1), prolongent en quelque sorte les lignes tracées ici par le psalmiste.