Cette annotation, distincte à la fois du psaume et de la doxologie, doit avoir formé la clôture d'un ancien recueil renfermant principalement les prières de David. Des rédacteurs postérieurs ont sans doute remanié ce recueil, en y introduisant des cantiques de date plus récente (47, 48, 66, 67, 69, etc.). Ils ont laissé subsister cette annotation primitive, qui reste vraie, en ce sens que nous avons apparemment. dans nos deux premiers livres, le noyau principal d'un recueil de cantiques formé peu après l'époque de David.
Si, comme nous l'avons reconnu possible, ce psaume 72 est de Salomon, on pourrait supposer avec Delitzsch que ce roi lui-même prit soin de recueillir les prières de son père ; il aurait ajouté, comme clôture du livre, ce cantique, où lui-même exposait, sous forme de prière, la vision grandiose de la royauté idéale, telle qu'il l'entrevoyait.