23 à 29 Imprécations à l'adresse des méchants. L'indignation légitime provoquée dans l'âme du juste par l'excès d'iniquité et d'impiété qu'il vient de décrire, s'exprime ici sans le contrepoids qu'elle trouve chez le chrétien dans la révélation parfaite de l'amour infini de Dieu, aussi bien que du sort épouvantable des réprouvés. Voir à ce sujet nos réflexions concernant le Psaume 35. Seul celui qui s'est appelé la vérité a réuni sans effort les éléments de vérité qui semblent le plus inconciliables : la parole la plus sévère qui ait jamais été prononcée, celle qui se rapporte au blasphème contre le Fils de l'homme et au blasphème contre le Saint-Esprit (Matthieu 12.21-22), est aussi celle qui porte jusqu'aux plus extrêmes limites la mansuétude et le pardon. Quant à l'usage inconsidéré que l'on croirait pouvoir faire de malédictions telles que celles de notre psaume, en s'autorisant de l'exemple des hommes de Dieu, il est bon de se rappeler ce que dit à ce sujet Luther : Commence par devenir un saint Pierre, un saint Paul, un David, un Elisée ; alors il te sera aussi permis de proférer des malédictions au nom de Dieu.
Leur table, si richement pourvue, en opposition à celle du psalmiste (verset 22), doit contribuer à leur perte. Et que de gens en effet trouvent leur ruine dans la facilité même avec laquelle ils peuvent satisfaire tous leurs désirs. Une telle vengeance de Dieu nous doit certes bien faire trembler, quand le Saint-Esprit prononce que toutes les aises qui doivent servir à faire vivre sont mortelles aux réprouvés. (Calvin)
Un piège. La même image, est appliquée par saint Paul aux cérémonies du culte juif sur l'accomplissement tout extérieur desquelles reposait le pharisaïsme (Romains 11.9).