Les bienfaits de Dieu dans l'histoire et dans la nature.
Ce psaume de louange célèbre en trois strophes trois des aspects sous lesquels nous apparaissent la puissance et la bonté de Dieu. La première strophe (versets 2 à 5) parle des bienfaits spirituels, spécialement du pardon et de la joie que trouvent auprès de Dieu ceux qui l'adorent. La seconde (versets 6 à 9) célèbre la puissance qui maintient l'univers physique et moral au milieu des tempêtes qui semblent devoir le détruire. Après ce coup d'il général, le psalmiste, dans une troisième strophe (versets 10 à 14), arrête son regard sur les campagnes verdoyantes qui l'entourent, et il décrit le soin avec lequel Dieu les couronne de richesses et les revêt de beauté. Les biens dont Dieu comble l'homme dans le domaine de la nature sont l'image et le gage des bénédictions qu'il répand sur lui dans le cours de l'histoire. Comparez Actes 14.1-17.
Nous ne pouvons déterminer l'époque à laquelle remonte ce psaume. La suscription, qui l'attribue à David, n'a pas empêché d'anciennes traductions d'ajouter au nom du roi-prophète ceux de Jérémie et d'Ezéchiel, ce qui prouve l'incertitude dans laquelle on s'est trouvé de tout temps à l'égard de l'auteur.
2 à 5 Le Dieu qui exauce, qui pardonne et bénit.
Monte en silence, plus littéralement : Vers toi monte le silence comme une louange. Il s'agit du silence religieux d'une âme ou de tout un peuple qui, dans une adoration muette, élève vers Dieu un regard de confiance et d'amour. Dans ces moments d'adoration, le croyant forme des vux que Dieu exauce, et il revient plus tard s'acquitter des engagements contractés ( verset 2).