Confiance en Dieu seul.
Un homme dans une haute position est en butte aux attaques de nombreux ennemis. En l'absence de tout secours humain efficace, il reste calme, regardant à Dieu. Dès la première strophe du psaume, il affirme sa foi sereine, en opposition aux efforts de ses adversaires (versets 2 à 5) ; dans une seconde strophe, il répète cette affirmation, en vue d'amis qui ont besoin d'être encouragés (versets 6 à 9) ; il termine son cantique en rappelant à la fois le néant de l'homme et la puissance de Dieu (versets 10 à 13).
Cette dernière strophe semble faire allusion au Psaume 39, dont elle reproduit l'idée dominante, celle du néant de l'homme. Mais le psalmiste développe cette fois ce sujet sans tristesse. Son regard, dépassant l'horizon des choses terrestres, parmi lesquelles s'agitait, encore douloureusement la pensée du Psaume 39, s'est reposé sur Dieu avec une confiance entière. D'après la suscription des deux psaumes, le même musicien, Jéduthum, fut chargé de leur adapter la mélodie et l'accompagnement musical qui leur convenaient (voir Psaumes 29.1).
2 à 5 Aux ennemis.
Oui. Cette affirmation, plusieurs fois répétée, donne au psaume entier le caractère d'une protestation ou du moins d'une ferme déclaration opposée à ceux qui envisagent comme désespérée la position du psalmiste. Le cur naturel dit sans cesse : Oui et Non ; le cur fortifié par la foi dit : Oui, oui ! Nos langues modernes n'offrent pas de mot correspondant exactement à l'hébreu ak, dont le sens propre est seulement, ou : Voici, tout le reste retranché, ce qui seul reste vrai. L'expression : quoi qu'il en soit, s'appliquerait bien aux versets 2, 3, 6 et 7, mais pas au verset 5 et encore moins au verset 10, où nous n'avons pu marquer l'énergique affirmation de l'hébreu que par l'adjectif que nous avons ajouté au mot vanité.
Mon âme reste en paix : dans le silence. dans le calme du repos et de l'abandon entre les mains de Dieu.