Un roi ébranlé, mais rassuré.
Les premiers accents de ce psaume sont ceux de la tristesse, presque du découragement ; mais bientôt la confiance renaît, et c'est par un regard plein d'espérance jeté sur l'avenir que le psalmiste termine sa prière.
Alors même que l'auteur du psaume parle du roi à la troisième personne, il semble bien que c'est ce roi lui-même qui parle. Si le psalmiste et le roi n'étaient pas une seule et même personne, l'unité du psaume serait brisée ; la seconde strophe serait sans lien avec la première. Il s'agit donc d'un roi fugitif (verset 3), cherchant un asile où il puisse attendre sans crainte le choc de ses ennemis (verset 4) ; d'un roi se sachant élu de Dieu et autorisé à demander, pour lui et sa race, un règne éternel (versets 7 et 8). Ces circonstances font penser à David fuyant à Mahanaïm ; le psaume appartiendrait ainsi, comme les Psaumes 3 et 4, à l'époque de la révolte d'Absalom.
2 à 5 Cri d'une âme défaillante.