Dieu a parlé : la réponse que réclame le peuple est déjà là dès longtemps. L'oracle divin lui-même n'est pas cité ici textuellement. Peut-être est-ce celui de Nathan (2Samuel 7.12-16). Il se peut cependant que, dans les paroles qui suivent, David reproduise librement une promesse spéciale qu'il aurait reçue de l'Eternel par le souverain sacrificateur, dépositaire de l'Urim et du Thummim, promesse qui lui assurait, en ces temps troublés, une royauté incontestée sur tout Israël et la victoire sur les ennemis du dehors.
Dans (ou par) sa sainteté. Ces mots donnent à la promesse divine le caractère d'un serment. Comparez Psaumes 89.36 ; Amos 4.2. Ces passages parallèles, où l'idée du serment est manifeste, nous empêchent d'admettre l'ancienne traduction : Dieu a parlé dans son sanctuaire ; la mention du sanctuaire favoriserait la supposition que nous venons de faire d'une consultation du souverain sacrificateur.
Je partagerai Sichem : J'en disposerai, comme d'un territoire qui m'appartient. Sichem, en Ephraïm, au centre du pays d'Israël, est nommée sans doute à cause du rôle important qu'elle avait eu dans l'histoire des patriarches et au moment de la conquête du pays par Josué, (Genèse 12.6 ; 33.18 ; Josué 8.30-35).
Succoth, à l'est du Jourdain, rappelait aussi l'histoire de Jacob (Genèse 33.17), et représentait les contrées d'au-delà du fleuve.