A l'ombre des ailes du Dieu vivant.
Dans ce Mictham, comme dans le précédent (Psaume 56), nous remarquons des répétitions nombreuses et voulues (versets 2, 4, 8, 9) et surtout un refrain qui divise le poème en deux strophes. Par les pensées qu'il exprime, aussi bien que par la forme dont il les revêt, ce cantique se rapproche da Psaume 56. C'est la même confiance en Dieu, au milieu de graves dangers. L'élan lyrique du psaume, l'énergie de la foi qui y fait jour, les images pittoresques, les ressemblances nombreuses de son style avec celui d'autres psaumes de David, nous portent à admettre la donnée du titre, qui l'attribue au roi-prophète. On a trouvé le verset 10 incompatible avec cette supposition. Mais la pensée de glorifier Dieu devant tous les peuples est familière à David (Psaumes 18.50 ; 22.28).
Nous supposons que la caverne dont parle le titre est la première de celles que choisit David comme lieu de refuge, celle d'Adullam, où il semble avoir séjourné un certain temps et qui devint le lieu de rassemblement des quatre cents hommes qui se groupèrent autour de lui. Après ses angoisses de Gath, il devait se sentir relativement en sécurité dans cette retraite et sous ces voûtes, qui évoquaient dans son esprit l'idée des ailes puissantes de Dieu lui-même (verset 2).
La mélodie sur laquelle ce psaume et les deux suivants devaient être chantés, était empruntée à un cantique commençant par les mots : Ne détruis pas.
2 à 6 Le psalmiste se réfugie auprès de Dieu, avec l'assurance de sa protection (versets 2 à 4). Il n'ignore pas les dangers de sa position (verset 5), mais ces dangers donneront à Dieu l'occasion de manifester toute sa gloire (verset 6).
Mon âme s'est réfugiée. Le temps passé du verbe rappelle les expériences déjà faites, en vertu desquelles David s'affermit dans sa décision de chercher toujours en Dieu son refuge.