Tu as délivré... passé prophétique, expression d'une foi complète.
Tu as même préservé... Non seulement le fugitif a échappé à la mort, mais il n'a souffert aucun mal.
Que je marche... à la lumière des vivants. Deux idées sont exprimées dans ce vu final ; la première est celle d'une vie heureuse sur la terre, à la clarté du soleil qui réjouit les vivants, vie toute contraire à l'existence ténébreuse du Schéol ; la seconde est celle d'une vie consacrée à Dieu. C'est ici l'idée essentielle, et les mots en présence de Dieu marquent le trait dominant du tableau que le psalmiste se fait de ce bel avenir. S'il a été sauvé, c'est afin de marcher comme le fit Abraham (Genèse 17.1), et à l'inverse de ceux qui, une fois délivrés, mettent Dieu le plus loin possible de leurs pensées et de leur vie. De même, au point de vue chrétien, le salut n'est accordé qu'en vue du service de Dieu et d'une marche dans la lumière qui rayonne de Dieu lui-même (1Thessaloniciens 1.9 ; Tite 2.11-12 ; 1Jean 1.5-7).