La folie de l'impie.
Nous avons ici une reproduction presque littérale du Psaume 14. On s'est demandé lequel de ces deux psaumes offre la forme primitive du cantique. Nous inclinons à croire que c'est le Psaume 14. Les noms de Jéhova et d'Elohim, y alternent d'une manière naturelle, le psalmiste employant presque instinctivement le premier pour désigner ce qu'est pour lui l'Eternel, et se servant du second, quand il se place au point de vue de l'humanité en général.
Le Psaume 53 a remplacé partout, dans une intention qui nous échappe, le nom de Jéhova par celui d'Elohim. Il a de plus modifié le verset 6 en y introduisant une allusion à des événements qui se passaient sous ses yeux.
Nous renvoyons le lecteur, pour l'ensemble du psaume, aux notes du Psaume 14, nous bornant à parler ici de ce qui est particulier au Psaume 53.
Sur un mode triste, littéralement : sur la langueur ou la maladie, soit que l'on fasse allusion à un chant commençant par ces mots, soit que l'on veuille désigner, comme le suppose notre traduction, un mode musical, qui serait en effet bien conforme à la teneur du psaume.