3 à 8 La confession. En demandant grâce, le coupable ne cherche pas à représenter sa faute comme légère ; il la sonde au contraire de plus en plus profondément. Il ne dit pas : Pardonne ma faute, car elle est excusable, mais au contraire : Pardonne mon iniquité, car elle est grande (Psaumes 25.11 ; Psaumes 130.3-4). C'est en cela que consiste la grande différence entre David et Saül (voir 1Samuel 13.11-12 ; 15.14-15,20-21).
Fais-moi grâce. C'est la pensée fondamentale du psaume, exprimée dès le début. La demande de pardon ne s'appuie sur rien autre que la pure miséricorde divine. Mais cette miséricorde n'est pas imaginée par l'homme, dans son propre intérêt ; elle s'est révélée comme le fondement même de l'alliance de Dieu avec l'homme (Exode 34.6). Aussi le pécheur repentant peut-il y faire appel, en s'appuyant sur les déclarations de Dieu lui-même.