Le recours du fidèle contre le méchant.
Comme les deux précédents, ce psaume a été attribué à David par les anciens collecteurs du recueil. Des critiques ont cru trouver là une grossière erreur, puisque le verset 8 mentionne, semble-t-il, le temple de Salomon. Cette objection ne nous semble pas décisive ; nous y répondrons en étudiant le passage en question. Quant à l'époque d'où date cette composition, rien dans le psaume lui-même ne favorise une conjecture plutôt, qu'une autre. Pendant toute sa carrière publique, David a été entouré d'hommes de sang et de fraude (verset 7). La mention du sanctuaire nous transporte à Jérusalem, et l'ensemble du cantique fait penser à une époque de paix, mais où les intrigues ne faisaient pas défaut.
Par un contraste frappant, le psalmiste exprime, d'un côté, les sentiments douloureux qu'il éprouve en voyant les méchants à l'uvre, et, de l'autre, la joie qu'il trouve auprès de l'Eternel. C'est ce dernier sentiment qui l'emporte. Le croyant sait que la justice aura son cours et que le dernier mot de l'histoire humaine sera : Louange à l'Eternel !
Après une, invocation (versets 2 et 3), nous trouvons deux strophes, décrivant, l'une (versets 1 à 8), l'accueil bien différent que l'Eternel fait au fidèle et au méchant, l'autre (versets 9 à 13), le sort définitif de ces deux classes d'hommes. La prière, qui, dans la première strophe, se rapproche de la méditation, devient de plus en plus intense vers la fin du psaume.
Avec les flûtes. C'est là le sens le plus probable du mot Nechiloth, que l'on ne rencontre qu'ici. On y a vu aussi l'indication d'une mélodie connue ou du ton sur lequel devait être chanté, le psaume.