L'homme ne peut racheter son frère. Comparez Matthieu 16.26. Il s'agit du rachat qui préserverait du Schéol, ainsi que l'explique le verset 10. Cette phrase est introduite, brusquement, comme interrompant la pensée du verset 7, avec laquelle elle forme un contraste saisissant. Le verset 9 est une parenthèse, destinée à expliquer pourquoi un homme ne peut racheter son frère ; on se le représente faisant des démarches dans ce but, mais obligé d'y renoncer. On peut racheter un guerrier tombé entre les mains de l'ennemi ; mais auprès de Dieu, qui fait descendre au sépulcre, toutes les richesses du monde resteront impuissantes, Un poème syrien exprime une pensée analogue en ces termes :
Ah ! si je pouvais être racheté !
Assurément je paierais la rançon !
Rachète-moi, toi mon parent bien-aimé,
Au prix de coursiers magnifiques.
Ah ! Si je pouvais être racheté !
Rachète-moi, ô mon frère bien-aimé...
(Cité par Cheyne, The psalms).