Dieu rachètera mon âme. Au verset 15 le psalmiste a parlé, moins des justes pris individuellement, que de la communauté des fidèles, qui, dans son ensemble, restera maîtresse du terrain. Maintenant il parle de lui-même personnellement, et il puise dans la conscience du lien qui l'attache à Dieu la certitude que son sort ne sera pas celui du méchant. Comparez Luc 20.38.
Il me prendra : du sein même du Schéol, par un enlèvement semblable à celui d'Hénoc ou d'Elie. Il n'y a pas ici contradiction avec le verset 8. Si l'homme ne peut racheter son frère, Dieu peut racheter son serviteur. Cette parole ne le cède en rien en fait de hardiesse aux déclarations de Psaumes 16.10 et Psaumes 17.15. C'est la foi à la résurrection clairement, quoique brièvement exprimée. Tandis que le méchant est livré sans espoir au Schéol, que toutes les richesses de la terre et tous les efforts des hommes ne sauraient l'en racheter, le croyant sait que Dieu le fera sortir même de la mort. Remarquons ici la sobriété du langage du psalmiste, qui ne se livre à aucun développement sur ce sujet, si grand et si contraire à toutes les apparences, de la délivrance de la mort. Sa foi en Dieu lui inspire une ferme déclaration, mais il ne se permet pas de l'amplifier. Un jeu d'instruments donne cependant essor aux sentiments qui l'animent.