Compassion et malveillance.
L'auteur de ce psaume est un homme puissant, entouré d'ennemis qui, tout en le redoutant, désirent sa mort. Malade, il voit venir à lui des visiteurs qui cachent leur joie sous de faux airs de sympathie et se hâtent d'aller ensuite annoncer à d'autres la gravité de son mal. L'attitude d'un homme qu'il a traité comme son ami et son confident le peine particulièrement. Ce dernier trait a fait penser à Ahithophel, qui devint le conseiller d'Absalom, après avoir été celui de David. Il faudrait supposer dans ce cas que la révolte racontée 2Samuel 15.1 n'a pas encore éclaté. Le roi, abattu par la maladie, aussi bien que par le souvenir de ses fautes et des crimes qui se sont commis dans sa maison (2Samuel 13.1), voit se préparer l'orage, sans se sentir l'énergie nécessaire pour le conjurer. Il comprend qu'Ahithophel prépare sa trahison.
Le psaume se compose de douze versets, dont les trois premiers forment l'introduction (versets 2 à 4), les trois derniers la conclusion (versets 11 à 13) et les six versets intermédiaires le corps du cantique (versets 5 à 10). Le verset 14 ne fait pas partie du psaume. C'est une parole d'adoration, introduite à la fin du premier livre des Psaumes par les scribes qui ont divisé le recueil total en cinq livres (voir Introduction).
2 à 4 Introduction.
Avant de parler de ses ennemis, David parle de ses amis et les bénit.
Heureux... Le dernier psaume du livre commence comme le premier (1.1). C'est peut-être cette ressemblance qui lui a fait assigner la place qu'il occupe.
Qui se conduit sagement, littéralement : avec intelligence, c'est-à-dire sans s'arrêter aux apparences qui pourraient faire supposer que l'affligé est abandonné de Dieu. La vraie compassion est l'intelligence du cur.