Cantique du soir, d'un roi fugitif.
Le ton relativement calme de ce psaume nous fait supposer qu'il a été composé quelque, temps après le précédent, alors que l'extrême agitation des premiers jours de la révolte d'Absalom était passée (voir l'introduction aux notes sur Psaume 3). David est encore fugitif (verset 3), exposé à bien des privations (verset 7), mais une confiance joyeuse l'anime et lui inspire le désir de voir ses ennemis rentrer dans les voies de la piété et de la soumission à l'Eternel. Ici, pas plus que dans le Psaume 3, Absalom n'est nommé. David semble cependant l'avoir en vue, lui et ses courtisans, lorsqu'il reproche aux chefs rebelles leur amour pour la vanité et le mensonge (verset 3). La modération avec laquelle le roi si gravement offensé s'adresse à ses ennemis ne lui est-elle pas inspirée par le fait qu'il discerne son fils au premier rang des coupables ?
La première strophe (verset 2) est une courte introduction, la dernière (verset 9) une courte conclusion. Les trois strophes intermédiaires plus développées, forment le corps du cantique.
Maître chantre : voir Introduction. Cinquante-cinq psaumes sont précédés de cette indication, que l'on trouve en outre Habakuk 3.19.