L'aveuglement du méchant et les privilèges du fidèle.
Les premiers versets de ce psaume représentent le méchant comme dominé par une puissance perverse qui lui ôte la crainte de Dieu et l'horreur du mal (versets 2 à 5). Puis tout à coup, sans aucune transition, apparaît dans un admirable tableau ce que l'impie est incapable de voir : la bonté infinie de l'Eternel, source de vie pour toutes les créatures (versets 6 à 10). Une courte prière, suivie de l'annonce de la ruine prochaine des méchants, est la conclusion naturelle du psaume (versets 11 à 13).
Ce cantique est bien à sa place, à la suite de la requête angoissée du Psaume 35. Les pensées qu'il exprime furent souvent sans doute celles de David, dans le temps où la méchanceté de Saül et de sa cour le poussait à chercher un refuge auprès de l'Eternel.
Du serviteur de l'Eternel. Comparez Psaumes 18.1.