Un moment..., une vie. Saint Paul dit pareillement : Notre légère affliction, qui ne fait que passer, produit en nous le poids éternel d'une gloire infiniment excellente (2Corinthiens 4.17). Comparez Psaumes 103.9,17 ; Esaïe 54.7.
Le mot : moment, en français comme en hébreu, désigne un mouvement rapide, un clin d'il. Je confesse bien, dit Calvin, que notre condition est enveloppée de tant de misères en ce monde... qu'il ne se passe quasi jour exempt d'ennuy et de fâcherie : mais néanmoins, quoique Dieu épouvante et humilie ses fidèles par beaucoup de signes de son ire, tant y a qu'il les arrose toujours de quelque goutte de la douceur de sa grâce. Par quoi il sera trouvé vrai que son ire passe comme en un moment : au contraire que son bon plaisir s'étend jusques à la fin de la vie. Combien qu'il convient encore passer plus outre : car ce serait un abus d'enclore la grâce de Dieu dedans les limites de cette vie caduque...
Les pleurs viennent loger. C'est l'image d'un voyageur qui réclame un asile pour la nuit. Au matin, il se trouve remplacé par un hôte tout différent. Comparez Psaumes 126.5.