La venue du Roi de gloire.
Ce psaume rappelle un moment très important dans l'histoire religieuse d'Israël, celui où l'arche de l'alliance, après être restée plus d'un demi-siècle comme étrangère à la vie du peuple de Dieu, fut solennellement ramenée à la place d'honneur et introduite sur la colline de Sion, près de la demeure royale (2Samuel 6.12). La pensée qui remplit notre psaume, ainsi que le psaume 15, composé, semble-t il, à la même occasion, est celle de la pureté de cur et de conduite nécessaire à ceux qui veulent approcher de l'Eternel. Le formalisme du peuple et la couduite criminelle des sacrificateurs avaient eu pour châtiment l'éloignement de l'arche (1Samuel 4.11). La leçon divine a été comprise de l'élite d'Israël, représentée par David.
Le psaume comprend deux parties. La première pourrait être intitulée : l'approche de l'Eternel (versets 1 à 6) ; la seconde : l'entrée de l'Eternel dans sa résidence ( versets 7 à 10).
1 à 6 L'arche s'approche. L'Eternel, dont elle est le trône, est le Dieu de toute la terre (versets 1 et 2). L'homme pur dans ses actions et ses intentions est seul digne d'habiter auprès de lui (versets 3 à 6).
La terre..., la terre habitable : deux expressions différentes désignant, la première, tout l'ensemble de la création terrestre, la seconde, la surface terrestre, comme habitation de l'homme.
La terre est à l'Eternel : (Exode 19.5 ; Deutéronome 10.11 ; Psaumes 50.12 ; 89.12, etc.).
Il fallait aux Israélites éclairés qui se rendaient quelque peu compte de la petitesse de leur pays, en face du monde idolâtre, une foi ferme, pour persister à croire que l'Eternel était le maître de toute la terre. Saint Paul cite cette parole, pour rappeler que le chrétien peut user de tout aliment utile (1Corinthiens 10.26) ; et l'enfant de Dieu de tous les temps voit dans le fait qu'il ne saurait sortir du domaine de son Père céleste un motif de confiance, de reconnaissance et de fidélité dans l'emploi de toutes choses.