Monté sur un chérubin. Les chérubins apparaissent Genèse 3.24, comme les gardiens du paradis et Ezéchiel 1.5 ; 10.1, comme les porteurs du trône de l'Eternel (voir les notes de ces passages). Dans la vision Apocalypse 4.6, ils entourent le trône de Dieu. Les portes des palais assyriens et babyloniens étaient gardées par d'immenses statues représentant soit des taureaux ailés à tête d'homme, soit des lions ailés à face humaine, soit des corps humains à tête d'aigle, munis de grandes ailes. Ces êtres mythologiques, nommés Kirubu, ont évidemment une analogie avec les chérubins bibliques. Seulement il en est de cette analogie comme de toutes celles que l'on constate entre la religion de l'Ancien Testament et les cultes païens : la ressemblance dans la forme fait ressortir la différence du fond. Pour les Assyro-Babyloniens, les chérubins représentaient des divinités réelles ou du moins des génies que l'on adorait ; dans l'Ecriture ils n'apparaissent que dans une dépendance immédiate vis-à-vis de l'Eternel, à tel point que l'on se demande s'il ne faut pas voir en eux la personnification poétique des forces de la nature, plutôt que des êtres distincts.