Dans la justice. La prospérité qui avait été décrite ne suffit pas au croyant. L'élément dont il a besoin pour vivre est la justice, l'accord de sa volonté avec celle de Dieu. En dehors de cette justice, il ne peut être question de voir Dieu. Nous avons ici comme un prélude des béatitudes (Matthieu 5.6,8).
Je verrai ta face. Le croyant voit déjà ici-bas l'Eternel dans ses uvres (Esaïe 38.11), et cela dans la mesure où il pratique la justice. Mais il aspire à quelque chose de plus parfait. Les termes : ta face, ta beauté (hébreu : ta forme), sont ceux que nous trouvons employés Exode 33.11 et Nombres 12.8, à l'occasion du privilège accordé à Moïse de communiquer avec Dieu sans l'intermédiaire, toujours imparfait, des songes, des visions et des symboles. Le psalmiste s'attend à un privilège semblable.
A mon réveil. Les paroles solennelles qui précèdent montrent que ce n'est pas d'un réveil ordinaire qu'il s'agit ici. Le Psalmiste sait qu'il descendra dans la nuit si redoutée du Schéol. Mais il ne doute pas que, même là, il ne soit gardé (Psaumes 23.4). Bien plus, dépassant si possible encore le point de vue du Psaume 16, il se transporte par la foi au moment où, cette nuit prenant fin pour lui, il sortira du séjour des morts, pour voir Dieu. Pour lui aussi Dieu n'est pas le Dieu des morts, mais le Dieu des vivants (Luc 20.38).