Le psalmiste interrompt subitement son chant joyeux pour exprimer l'horreur dont il est saisi à la vue de ceux qui cherchent leur bonheur ailleurs qu'en Dieu.
Nombreux... hébreu : Nombreux seront leurs tourments, ils échangent... un autre. L'indignation se trahit ici par la concision presque énigmatique du langage. Dire : ils changent de Dieu, serait faire trop d'honneur aux idoles. Mais toute l'ingratitude et l'infidélité des Israélites idolâtres est stigmatisée par ce mot : un autre ! Comparez Esaïe 42.8 ; 48.11. Au reste le mot autre, si vaste et si général, désigne non seulement les idoles proprement dites, mais tout ce qui n'est pas le Dieu vivant. Saint Paul fait en quelque sorte la traduction évangélique de cette parole de notre psaume, lorsqu'il dit : Ce qui m'était autrefois un gain, je l'ai regardé comme une perte... et je regarde toutes choses comme une perte, pourvu que je gagne Christ... (Philippiens 3.7,8,10).
Les tourments résevés aux infidèles contrastent avec la gloire des hommes pieux, verset 3.
Leurs libations de sang. C'était toujours du vin que païens et Israélites répandaient dans leurs libations ; mais ce vin qui n'est pas consacré à l'Eternel fait au psalmiste l'effet de sang. D'ailleurs les mains qui le répandent sont criminelles.
Les noms qu'ils invoquent. La loi interdisait de prononcer les noms des faux dieux (Exode 23.13).