Le Dieu qui relève Jérusalem.
Nous pouvons, à la lecture de ce psaume, nous faire une idée de la joie qui fut celle du peuple de Dieu, lorsque, après tous ses désastres et son exil, il vit Jérusalem relevée et entourée de fortes murailles, tandis que les campagnes, longtemps incultes et désolées, recommençaient à donner leurs récoltes. C'est alors que le cri d'allégresse Alléluia, qui semble dater du retour de l'exil (voir Psaumes 104.35, note), était, comme dans notre psaume et ceux du même groupe, le premier et le dernier mot de tous les chants.
Le Psaume 147 loue l'Eternel comme le Dieu qui agit à la fois dans la nature, pour y produire les changements les plus merveilleux, et au sein de son peuple, pour guérir ses plaies et lui donner force et sécurité. La description du travail divin au sein de la création matérielle alterne avec celle des bienfaits dont Israël est l'objet. La même parole divine opère dans l'un et l'autre domaine, et son action toute-puissante à l'égard des créatures qui ne connaissent pas Dieu, est le gage de ce qu'elle peut produire pour le bien de ceux qui le craignent.
Le psaume, abstraction faite du verset 1, comprend deux parties égales (versets 2 à 11 et 12 à 20), dont les Septante et la Vulgate font à tort deux cantiques distincts.
Invitation à louer Dieu.
Il est doux. Celui qui loue l'Eternel de tout son cur y trouve une grande joie ; et en même temps il est beau, bienséant de le faire, c'est un service raisonnable (Romains 12.1), comparez Psaumes 23.1 ; 92.1.