Chaque jour..., à toujours... C'est ici le cri de l'âme humaine subjuguée par la vision de la gloire et de la miséricorde divines. Elle comprend que le rôle de la créature intelligente, au sein de l'univers, est de louer Dieu, de le louer chaque jour de nouveau, et cela éternellement. L'idée même de l'interruption que la mort apportera à cette louange ne l'aborde pas, tant il est vrai qu'une telle interruption est peu conforme à l'ordre véritable des choses. On croirait entendre ici le cri d'adoration de l'homme que n'a pas encore atteint le péché. Le fait que de tels accents se produisent sous l'ancienne alliance, avant l'accomplissement de la rédemption, fait toucher du doigt la présence, au milieu de l'ancien peuple de Dieu, de l'Esprit divin, élevant par anticipation le croyant au-dessus de la sphère du péché et de la mort, dans cette sphère nouvelle où vit actuellement celui qui est en Christ (Ephésiens 2.6). Aussi comprend-on cette antique déclaration des rabbins : Quiconque récite trois fois par jour la Louange de David peut être assuré d'être un enfant du monde à venir.