Humble requête d'un affligé.
Ce psaume est composé presque entièrement de réminiscences ou de citations de cantiques plus anciens, ce qui ne l'empêche pas de former un tout où les pensées se suivent très logiquement. S'il porte en suscription le nom de David. c'est sans doute à cause des nombreuses paroles de David qu'il contient. Le fait qu'il reproduit aussi une parole des Lamentations (verset 3) montre qu'il appartient en réalité à une époque plus récente que celle du roi-prophète.
Le sentiment qui domine dans ce psaume est moins l'indignation de l'innocent persécuté que la tristesse de l'homme qui souffre de ses péchés. Aussi ce cantique a-t-il été rangé parmi les Psaumes pénitentiaux, dont il clôt la série (voir Introduction).
Après une humble invocation, le psalmiste expose à Dieu sa situation (versets 1 à 6). Cette première partie du psaume se termine par un jeu d'instruments. La seconde partie contient la prière proprement dite, par laquelle le fidèle demande à l'Eternel, en même temps que la délivrance, sa direction pour être conduit dans le bon chemin (versets 7 à 12).
1 à 6 Invocation et complainte.
Ta fidélité, à tes promesses, et ta justice : ce sont là les seuls motifs que fasse valoir le psalmiste, à l'appui de sa requête. Il ne s'agit évidemment pas ici de justice rétributive (voir verset 2), mais de la justice en vertu de laquelle Dieu se conforme à cette loi miséricordieuse, établie par lui-même, qui assure le pardon au pécheur repentant et fait prévaloir la grâce sur le droit strict (Psaumes 25.8 ; 31.2 ; 1Jean 1.9).