Situation sans issue.
L'auteur de ce psaume se trouve sans protection, dans une situation à vues humaines désespérée, telle que fut celle de David, lorsqu'il fut réduit à se réfugier dans les cavernes de Juda (voir Psaume 57, note d'introduction). Les pensées, les requêtes sont bien aussi celles qu'exprimait David dans ses grandes détresses.
C'est ici le dernier des cantiques portant le titre de Maskil (enseignement, méditation ; voir Psaume 32, introduction). Le psaume lui-même est une supplication, bien plus qu'un enseignement. Ce titre peut néanmoins lui avoir été appliqué parce que l'on a vu dans cette requête un exemple utile pour tous les affligés.
Après s'être exhorté lui-même à prier (versets 2 et 3), le psalmiste expose à l'Eternel sa détresse (versets 4 et 5). La dernière strophe contient la supplication proprement dite (versets 6 à 8).
2 et 3 Je crie à l'Eternel.
De ma voix. Comparez Psaumes 3.5 ; 77.2. La prière silencieuse ne suffit plus au malheureux ; il faut qu'il parle et crie, car ainsi il a l'impression de placer plus réellement devant Dieu ce qui l'oppresse.