7 et 8 Dans la mort nous regardons à toi !
Nos os sont dispersés... L'image que le psalmiste a devant les yeux semble être celle d'ossements que l'on disperse, en labourant un champ où ont été, longtemps auparavant, déposés des cadavres ; tant il est vrai que David fugitif et ses compagnons sont dès longtemps comme morts pour leur peuple. La poursuite dont ils sont l'objet a pour effet de les faire sortir un instant de l'obscurité, pour les jeter ailleurs, mais toujours comme des ossements appartenant au domaine du Schéol (voir Psaumes 6.6, note). L'image du labour, employée ici, a amené plusieurs interprètes à voir dans ce verset, au lieu d'une triste complainte, une parole d'espoir : On a beau jeter nos os en proie au sépulcre, ceux qui le font agissent (sans le savoir) comme des laboureurs qui jettent en terre une semence d'où sortira une glorieuse moisson. Il y aurait là une allusion à la résurrection, suprême consolation des martyrs. Dans ce sens, ce verset prépare très bien la parole de confiance du verset 8 : C'est une semence d'où tu feras sortir la vie, car c'est vers toi, Eternel, que se portent mes yeux. Néanmoins, l'idée de moisson n'étant nullement indiquée dans le texte, nous en restons au premier sens que nous avons exposé.