Péché, pardon, rédemption.
Nous avons entendu déjà, dans les psaumes des pèlerins, plus d'un accent douloureux, suivi de paroles d'espoir ; l'Israélite, souffrant du triste état du peuple de Dieu, s'efforçait de s'affermir dans la foi à la délivrance. Ici, le psalmiste sonde plus profondément encore les maux de son peuple. Le péché ! voilà le vrai mal, et la vraie délivrance est la rédemption. Dans sa brièveté, ce psaume exprime avec une incomparable énergie le sentiment du péché (versets 1 à 4) et la certitude d'une complète rédemption (versets 5 à 8). Aussi Luther le rangeait-il au nombre de ceux qu'il appelait : Psaumes pauliniens, tant il le sentait pénétré de la sève même de l'Evangile. Le Psaume 130 est l'avant-dernier des sept Psaumes pénitentiaux (voir Introduction).
1 à 4 Le péché.
Je t'invoque..., hébreu : Je t'ai invoqué... Il y a déjà un certain temps que les fidèles appellent, attendant la réponse divine.
Dans sa détresse, le psalmiste a l'impression d'être au fond d'un abîme d'où aucune force humaine ne peut le sortir. Comparez Psaumes 69.15-16.