Vous -vous couchez... Le mot hébreu signifie s'asseoir, mais s'asseoir pour se reposer, de même que le terme se lever signifie : se lever pour le travail. C'est donc à tort que quelques-uns ont traduit : Vous restez assis bien tard (pour le travail).
Son bien-aimé, ou son favori, hébreu : jadid. Ce nom a servi à former le nom de Jédidja, donné à Salomon (2Samuel 12.25). Comme il est peu employé, il est bien probable qu'il y a ici allusion à ce roi et au songe dans lequel l'Eternel lui promit les richesses et la gloire qu'il n'avait pas demandées (1Rois 3.13).
Pendant son sommeil. Après avoir dit que le travail est inutile, si l'Eternel n'y joint sa bénédiction, le psalmiste affirme ici, par une image qui dit tout, que cette bénédiction peut se passer même, au besoin, du travail humain. Comparez Psaumes 33.16 ; 37.5 ; Proverbes 10.22. Dans le même ordre de pensées, le Seigneur interdit aux siens l'agitation et l'inquiétude (Matthieu 6.25-34). Dieu pourvoit aux besoins des siens par le travail même qu'il leur impose ; mais il peut, s'il le juge bon, les bénir indépendamment de ce travail.
Il en donne tout autant... C'est le chef de la maison, ainsi que nous l'avons supposé, qui s'adresse dans ce psaume à ses hôtes. Peut-être répond-il aux remerciements qu'ils lui ont adressés. Il le fait avec modestie, rappelant que tout bien-être est un don gratuit de l'Eternel. Dans cette supposition, le mot kên (ainsi), qui a quelquefois embarrassé les commentateurs, et que nous avons rendu par tout autant, s'expliquerait à merveille ; il signifierait tout cela, tout ce que vous voyez là... Il en serait de même du voici (verset 3) : Voici, des fils (tels que ceux que vous voyez-là), etc. (Bovet, page 119).