Les grandes choses accomplies et les grandes choses espérées.
Nous trouvons ici dans toute sa fraîcheur l'expression de la joie d'Israël, à son retour de la captivité. L'auteur parle, dans la première strophe (versets 1 à 3), comme un homme qui a conservé le vivant souvenir de ses émotions d'autrefois ; dans la seconde, il pense à ses nombreux compatriotes encore dispersés et aux difficultés dans lesquelles se débat la poignée d'hommes réunis sur la terre de leurs ancêtres, mais il le fait dans la foi au triomphe à venir (versets 5 et 6). Le psaume nous semble donc porter en lui-même sa date : sans être des premières années qui suivirent le retour de l'exil, il appartient pourtant encore à la génération qui revint de l'exil.
1 à 3 La joie du retour de Babylone.
Ceux qui revinrent à Sion, littéralement : le retour de Sion. Le mot abstrait retour, dans l'acception qu'il a ici, est analogue à ceux de refuge ou d'émigration, employés en français pour désigner l'ensemble des réfugiés de la Réforme ou des émigrés de la période révolutionnaire.
Comme des gens qui songent : qui croient rêver, tant les événements qu'ils voient s'accomplir sont extraordinaires et inespérés.