La joie de l'arrivée.
Après le psaume du départ (121), voici celui de l'arrivée. Jérusalem est là, devant les yeux des pèlerins, non à l'état de ruine, mais avec l'aspect qu'elle offrait au temps de sa prospérité d'autrefois.
Les mots de David, dans le titre du Psaume 122, manquent dans deux manuscrits hébreux et dans toutes les anciennes versions. Une telle omission ne s'expliquerait pas facilement si le psaume remontait véritablement à David. Ainsi qu'on l'a fait observer, le verset 3, qui parle de Jérusalem comme venant d'être bâtie (ou rebâtie), est presque une date. Il nous transporte au moment où les murailles de la ville étaient depuis peu reconstruites, grâce à l'énergie de Néhémie.
Un auteur qui serait de beaucoup postérieur à cette reconstruction ne serait pas frappé de cette circonstance, qui n'aurait plus rien de remarquable (Bovet).
La vue des tours et des portes de la ville rappelle aux pèlerins les temps glorieux d'autrefois (versets 2 à 5), et ils prennent la résolution de prier et de travailler pour le bien de Jérusalem (versets 6 à 9).
Ce verset d'introduction rattache notre psaume aux précédents, en rappelant la joie que se sont promise les pèlerins à leur départ.