L'homme trompeur et le Dieu de vérité.
On a appelé ce psaume : la plainte de l'Eglise de tous les temps. A toutes les époques, en effet, les fidèles ont gémi sur la disparition de l'antique loyauté et sur la mauvaise foi régnante. Il y a là quelque chose de ce qu'éprouvait Elie, lorsqu'il croyait être le dernier des serviteurs de l'Eternel (1Rois 19.14). On comprend un tel sentiment chez ceux qui, tout en constatant la séduction presque universelle du mensonge, voient disparaître une ancienne génération d'hommes de foi, sans pouvoir discerner encore dans la génération nouvelle ceux qui les remplaceront. Il est du reste des temps où le mal est plus apparent encore que de coutume.
Les circonstances auxquelles fait allusion ce psaume sont analogues à celles que révèlent les deux précédents.
Le psalmiste se tient ici à l'arrière-plan. Sa sollicitude se porte moins sur son sort à lui que sur celui de l'ensemble des fidèles qui, moins nombreux que jadis, décidés à ne pas recourir comme leurs adversaires aux armes de la fausseté et de la flatterie, semblent condamnés d'avance à être foulés aux pieds de gens sans scrupules.
Après une prière qui se transforme en une exécration à l'égard des méchants (versets 2 à 5), le psalmiste entend la déclaration solennelle de l'Eternel, et la confiance renaît dans son cur (versets 6 à 9).
Sur l'octave. Voir Psaumes 6.1, note.