Oui... La particule hébraïque anna, que nous rendons ainsi, a été traduite de différentes manières : Ecoute-moi, Exauce-moi, Je te prie, etc. L'expression : Je te prie, par laquelle nous l'avons rendue au verset 4, aurait ici l'inconvénient de faire supposer une prière qui suivrait, tandis que nous avons ici simplement un cri du cur exprimant à la fois la reconnaissance, la confiance, la supplication. Je puis, semble dire le psalmiste, m'appeler ton bien-aimé, tu me traites et me traiteras comme tel, car je suis ton serviteur. Le psalmiste répète avec insistance cette dernière parole, qui est à la fois un acte d'obéissance et l'affirmation de son droit le plus précieux. Cette obéissance et ce privilège étaient déjà ceux de sa pieuse mère (ta servante). Comparez Psaumes 86.16.
Tu as délié mes liens : en vertu même du fait que tu m'envisageais comme n'appartenant à aucun autre maître qu'à toi.