10 à 14 L'homme menteur et le Dieu fidèle.
Cette strophe, plus encore que les autres, reflète la succession rapide des émotions intenses qui ont agité l'âme du psalmiste.
J'ai cru. Ici encore, le verbe est sans complément. Ce qui est mis en saillie, c'est l'acte décisif de foi par lequel le psalmiste a invoqué l'Eternel dans sa détresse.
Car j'ai parlé. La preuve que j'ai cru, c'est que j'ai parlé. Saint Paul, citant cette parole (2Corinthiens 4.13), traduit, comme les Septante : J'ai cru, c'est pourquoi j'ai parlé. Les deux sens offerts par les conjonctions car et, c'est pourquoi, diffèrent en réalité moins qu'il ne le semble. Les paroles que le psalmiste a prononcées dans sa détresse ont été en même temps le fruit et la preuve de sa foi ; la preuve, parce qu'elles en étaient le fruit.
Plusieurs envisagent les paroles suivantes : J'étais extrêmement affligé, comme dépendant des mots : j'ai parlé. Ils traduisent en conséquence : J'ai cru, lorsque j'ai dit : Je suis extrêmement affligé. Mais tout nous montre que, dans ces versets 10 et 11, le récit est entrecoupé par l'émotion que ressent encore l'auteur. Le verbe j'ai parlé, comme j'ai cru, du même verset, j'invoquerai (verset 2), j'aime (verset 1), est employé sans complément. La fin du verset 10 (j'étais... affligé) et le verset 11 forment une sorte de parenthèse.