Ce ne sont pas les morts qui loueront l'Eternel. On est surpris de trouver ici des paroles analogues à celles de psaumes beaucoup plus anciens (6.6 ; 30.10), relativement à l'état de l'homme après la mort. Evidemment, les traits de lumière qui avaient jeté, pour tel psalmiste isolé, une vive clarté sur ce sombre domaine (Psaumes 16, 17, 49, 73), ne furent perçus que bien lentement par l'ensemble des croyants. L'objet des espérances d'Israël était moins l'avenir éternel des individus que la mission du peuple de Dieu sur la terre. Au reste, le psalmiste, tout en adoptant les idées courantes sur le Schéol (voir Psaumes 6.6, note), ne prétend pas donner. Ici un enseignement sur ce sujet. Il veut bien plutôt rappeler aux vivants qu'ils ont à faire les uvres de Dieu pendant qu'il est jour (Jean 9.1). Il y a là, une pensée qui reste vraie, même sous la nouvelle alliance, et que le Seigneur s'est appropriée, quand il a prononcé la parole que nous venons de citer. L'au-delà de la mort n'est plus, il est vrai, pour le chrétien, le sombre et silencieux séjour des ombres, mais l'uvre qui doit se faire ici-bas ne se fera pas plus tard.