L'expression vous qui craignez l'Eternel semble s'appliquer ici à un cercle de personnes plus étendu encore qu'Israël lui-même ; c'est sous ce nom que l'on désignait, au commencement de l'ère chrétienne, et sans doute déjà auparavant, les étrangers attirés vers le culte d'Israël (Actes 13.16). Salomon déjà parle d'adorateurs étrangers qui viendront à Jérusalem à cause du nom de l'Eternel (1Rois 8.41). Il est probable qu'après le retour de l'exil de tels adorateurs commencèrent à prendre part aux fêtes religieuses d'Israël, suivant la parole d'Esaïe 56.6.
Il est leur aide et leur bouclier. On s'attendrait au possessif ton ou notre aide, conformément à la parole toute semblable de Psaumes 33.20. L'emploi du mot leur justifie la supposition d'après laquelle ce refrain devait être prononcé par un chur différent de celui qui adressait la triple invitation à Israël, à la maison d'Aaron, etc. Ce n'est ni le psalmiste, ni le peuple qui parle ici ; c'est une voix nouvelle qui vient confirmer l'appel à la confiance adressé aux croyants.