Il boit au torrent. Au commencement de la strophe, il était parlé de l'Eternel, combattant à côté de son Oint. L'action du Roi s'unit si complètement à celle de Dieu que le sujet passe de l'un à l'autre, sans transition apparente. Ici c'est évidemment le héros vainqueur qui, comme Gédéon et sa troupe (Juges 7.6), puise en passant dans sa main de l'eau du torrent et s'en rafraîchit les lèvres. Cette image indique l'ardeur et l'intensité du combat pendant lequel le guerrier ne s'accorde pas de loisir, avant d'avoir entièrement défait l'ennemi. C'est là ce qui explique le aussi, dans le sens de : c'est pourquoi, de la ligne suivante. Après une lutte pareille, lève-t-il haut la tête en éternel triomphateur.
Ce psaume nous élève au faîte des révélations de l'ancienne alliance, comme 1 Corinthiens chapitre 15 au faîte de celles de la nouvelle.